Question existentielle : Faut-il avoir peur des gens d’Hadopi ?

Quand je ne sais pas, je ferme ma gueule

Ou : « les labs ça ose tout, c’est à même ça qu’on les paye »

(Sinon faut demander poliment à ceux qui savent et là on peut discuter)

Vous l’avez forcément croisé. Mais si, rappelez-vous, le grand dadais qui s’était lancé dans de grandes explications métaphysiques sur la sexualité des mouches. Ayé ? Ça vous revient ? Au bout de trente secondes vous aviez compris que cet énergumène ne faisait pas la moindre distinction entre mammifères et insectes.

Maintenant que vous avez situé le gus en question, prenez garde au lien qui suit.

Afin de préserver la santé mentale des nerds à poil dur, je n’ai pas osé utiliser la balise « <a> » mais je vous préviens : c’est du gros calibre. Et attention, même si ça rigole déjà dans le fond, préparez-vous car celui là il est balèze. Sur l’échelle de Richter, il est bien au delà de 15. (Chuck Norris serait son élève)

Non, ne cliquez pas, vous êtes prévenus : http://labs.hadopi.fr/actualites/linternaute-ce-parletre

Et si la démonstration (d’autrui) est nulle, on ne répond pas

Ou : « On ne parle pas aux labs, ça les instruit »

(Effet de bord : ils vont taxer encore plus les contribuables pour trouver des « experts »)

Face à tant de lyrisme dans un argumentaire aussi bancal qu’approximatif, certains ont trouvé le courage de répondre. Si, si ! Même que c’est vrai : des « humains » ont déployé une énergie titanesque pour tenter d’établir une « connexion » avec ce martien. (Ce qui relève, soit du sacerdoce soit de la psychiatrie. Dans les deux cas, l’esprit est louable).

Et puis, ils y a ceux qui savent à peu près (pléonasme) de quoi on cause.

La réponse est donc à la hauteur de l’énoncé : violente et argumentée. Non seulement sur la forme mais aussi sur le fond. Autant je comprends la volonté de répondre à un billet bourré d’amalgames, autant perdre son temps pour démonter point par point les élucubrations d’un ovni me laisse « admiratif » (dans le bon sens du terme).

Cependant, comme la contre-attaque est intéressante : Hadopi Labs : 35% de socio, 100% de pipeau

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Auto-hébergement et QOS 2/7 : centraliser et NATer les flux sortants

Suite de l’épisode précédent : Auto-hébergement et QOS 1/7 : comment télécharger comme un goret.

« un routeur qui commute des paquets, c’est bête à manger du foin »1

Aujourd’hui on va piquer à la Chine ce qui a fait sa fierté nationale, à savoir « Chinternet » . Parce que bon c’est vrai quoi, nous aussi on a le droit d’avoir un accès Internet bridé, filtré et censuré.

Afin d’atteindre cet objectif, il est nécessaire que tout le trafic réseau (entrant et sortant) passe par la nobox. Je ne vous fais pas un dessin, on va donc instaurer un point unique de centralisation avec tous les effets de bord que cela comporte.

Bref, pour devenir un dictateur en puissance, z’avions deux solutions : remplacer la machinbox par n’importe quel Linux de base (mais ça va se voir) ou gentiment proposer à notre entourage « d’optimiser » leurs paramètres de connexion.

Comme la naïveté l’emporte toujours, il y a fort à parier qu’ils ne remarqueront pas le tout petit changement insignifiant qui consiste à modifier l’adresse IP de leur passerelle par défaut. Après ça, souriez, c’est du billard.

Depuis que ma nobox intercepte les connexions, c’est du fun à tous les étages

On peut modifier la passerelle par défaut de chaque équipement de deux façons : soit à la main (en se cognant le paramétrage sur chaque appareil), soit d’une manière beaucoup plus fourbe en installant un serveur DHCP sur la nobox. (N’oubliez pas ensuite de désactiver le DHCP de la machinbox car sinon ça va être la foire d’empoigne et au final, vous allez vous faire gauler)

La seconde méthode est de loin la plus élégante car la configuration est centralisée, vos « sujets » n’y verront que du feu et on peut assigner des IP fixes tout en réservant un pool d’adresses pour les nouveaux équipements qui voudraient se joindre à la fête.

Et si les « dissidents » au sein de votre joyeux foyer ne jurent que par le WiFi, même pas peur, ça marche aussi. (Pas besoin de configurer un Access Point sur la Nobox)

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  1. Qu’est-ce qu’Internet ? 1/3, à la 37ème minute

Auto-hébergement : impact de DynDNS, latence et temps de résolution

Bof, aucun souci, mon site est optimisé à mort (donc il est forcément rapide)

Nan… (Mais ça, vous le saviez déjà.)

Même si ab ou Siege indiquent fièrement que votre serveur web est capable de débiter 78 pages par seconde1, vos visiteurs ne seront pas forcément servis aussi rapidement, loin de là.

Pour toute question relative à l’optimisation (poussée) de votre site/blog/forum/autre, vous devriez trouver votre bonheur sur le blog « Performance web » : c’est une véritable mine d’or, les conseils sont avisés et, même si certaines techniques peuvent être parfois ardues à mettre en place, cela en vaut la peine.

Mais là n’est pas le sujet : aujourd’hui on va causer requêtes DNS et de leurs impacts sur les nouveaux visiteurs, ceux qui arrivent sur votre site avec un cache DNS vide.

M’en fous : tous les navigateurs récents préchargent les noms de domaines

Bien tenté mais cela ne marche pas à tous les coups :

  • Si vos visiteurs bookmarkent votre site, le « DNS prefetching » ne fonctionne pas
  • Même punition si vous utilisez un sous-domaine distinct pour héberger vos images/vidéos/etc
  • Vous avez un compte gratuit chez DynDNS mais pas de bol, le TTL est de 60 secondes

Bon, là, normalement, vous m’avez vu venir avec mes gros sabots : DynDNS fournit un service de DNS dynamique fort utile (et qui fonctionne en plus) mais malheureusement et toutes les 60 secondes, vos visiteurs vont devoir se cogner le temps nécessaire à la résolution de votre nom de domaine2

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  1. 78 pages par seconde c’est un exemple : Nginx ou Varnish sont capables de cracher bien plus, beaucoup plus même
  2. En utilisant DynDNS, vous disposez seulement d’un sous-domaine, sauf si vous optez pour les services payants