Question existentielle : le bon sens est-il soluble dans l’offre légale ?

Méfiez-vous : on me souffle gentiment qu’il y aurait comme un piège dans l’énoncé, z’êtes prévenus.

Comment transformer un achat compulsif et une CB chauffée à blanc en un vaste désastre

L’autre jour, en me baladant sur le Net, je suis (re)tombé par hasard sur une artiste que j’aime bien : Keny Arkana.

L’idée n’est pas de savoir si vous appréciez ce style de musique mais de pointer du doigt les incroyables (si, si…) freins à l’achat.

Parce que oui, et même si je m’étais juré-craché de ne plus jamais acheter un seul CD, figurez-vous que la question se pose à nouveau, et d’une façon plutôt surprenante.

Bref, Keny Arkana, nouvel album, j’écoute un ou deux titres et, chaud bouillant comme le lait déjà totalement cramé sur le feu, je sors rapidement la carte bleue de son étui avec la (très) ferme intention de rémunérer (directement) l’artiste pour son travail.

Traduisez par : moi vouloir troquer (beaucoup) brouzoufs contre 5 albums, maintenant, tout de suite.

La seule condition, mais ça vous l’aviez compris, était de m’assurer que le pognon irait bien dans les bonnes poches, à savoir celle de l’artiste, des musiciens, et éventuellement celle du label (soyons pas chien, eux aussi méritent de vivre, un peu).

#EPIC_FAIL (et ta grand-mère suce des orties)

Le téléchargement légal c’est bien (quand ce n’est pas une arnaque)

Méfiez-vous : on m’explique fermement dans l’oreillette qu’il y aurait une embrouille dans la rhétorique.

Donc, même pas peur, ni une ni deux, je cherche le site de l’artiste avec bon espoir d’y trouver une section nommée « boutique », « shop » ou encore un pauvre lien PayPal.

Certes, on y trouve des tee-shirts, des sweats, un vinyle et des frais de ports plus qu’acceptables mais concernant les MP3 en téléchargement légal ou encore l’achat de CDs, niet, rien, nada, le néant.

Grumph… Bon, soit ! Il semblerait que la vente soit verrouillée ou (soyons moins chien) tout simplement déléguée et gérée par le label. Pas grave, allons-y gaiement : Keny Arkana – Boutique Officielle (T-Shirt,MP3,CD, Vinyles).

Ah, enfin, j’y trouve les 5 albums tant convoités : Entre Ciment Et Belle Etoile, L’Esquisse, Désobéissance, L’Esquisse 2 et enfin, Tout tourne autour du Soleil.

Ô joie, bonheur, le format FLAC est également proposé : ne reste plus qu’a commander en toute sérénité.

#EPIC_FAIL (et ta reum pousse des ours dans les cyprès)

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Question existentielle : je soutiens la Quadrature du Net, et vous ?

Ou comment rendre (vraiment) utile le pognon que l’on donne, à défaut d’être (politiquement) actif.

Je suis un lâche… Dans un monde idéal, on devrait tous harceler nos députés.

C’est pas l’envie qui manque mais bon, disons que je ne suis pas un « serial vendeur » : le genre de type qui vous déroule, sans relâche et à l’envie, une flopée d’arguments tout aussi irrésistibles que convaincants.

Pourtant nos députés, ils sont comme nous, c’est à dire influençables (dans le bons sens du terme, si les arguments sont légitimes).

Alors quand ils se positionnent sur leur « trône » afin de presser le (bon ?) bouton au sujet de l’acceptation ou du rejet tel ou tel amendement,  qu’ils aient en tête l’avis des « internautes », je pense que c’est un vrai plus.

Mais quand on ne sait pas faire, c’est simple : on délègue à ceux qui savent.

Ah ! Bah tiens, comme par hasard, la Quadrature du Net, elle sait faire…

Je ne partage pas entièrement leur vision mais cela relève du détail : ils militent pour un Internet libre, juste, et surtout pour une société capable de s’adapter aux nouvelles technologies.

Le dernier point étant bien sur, et de loin, le plus important. Pour l’instant « on » rame bêtement avec des futilités comme Hadopi ou ACTA mais le véritable enjeu est celui de la communication de masse, donc sans hiérarchie.

Car dans un avenir proche, ne le perdez pas de vue, terminé les médias « mainstream » ou la messe du 20 heures.

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Question existentielle : Faut-il avoir peur des gens d’Hadopi ?

Quand je ne sais pas, je ferme ma gueule

Ou : « les labs ça ose tout, c’est à même ça qu’on les paye »

(Sinon faut demander poliment à ceux qui savent et là on peut discuter)

Vous l’avez forcément croisé. Mais si, rappelez-vous, le grand dadais qui s’était lancé dans de grandes explications métaphysiques sur la sexualité des mouches. Ayé ? Ça vous revient ? Au bout de trente secondes vous aviez compris que cet énergumène ne faisait pas la moindre distinction entre mammifères et insectes.

Maintenant que vous avez situé le gus en question, prenez garde au lien qui suit.

Afin de préserver la santé mentale des nerds à poil dur, je n’ai pas osé utiliser la balise « <a> » mais je vous préviens : c’est du gros calibre. Et attention, même si ça rigole déjà dans le fond, préparez-vous car celui là il est balèze. Sur l’échelle de Richter, il est bien au delà de 15. (Chuck Norris serait son élève)

Non, ne cliquez pas, vous êtes prévenus : http://labs.hadopi.fr/actualites/linternaute-ce-parletre

Et si la démonstration (d’autrui) est nulle, on ne répond pas

Ou : « On ne parle pas aux labs, ça les instruit »

(Effet de bord : ils vont taxer encore plus les contribuables pour trouver des « experts »)

Face à tant de lyrisme dans un argumentaire aussi bancal qu’approximatif, certains ont trouvé le courage de répondre. Si, si ! Même que c’est vrai : des « humains » ont déployé une énergie titanesque pour tenter d’établir une « connexion » avec ce martien. (Ce qui relève, soit du sacerdoce soit de la psychiatrie. Dans les deux cas, l’esprit est louable).

Et puis, ils y a ceux qui savent à peu près (pléonasme) de quoi on cause.

La réponse est donc à la hauteur de l’énoncé : violente et argumentée. Non seulement sur la forme mais aussi sur le fond. Autant je comprends la volonté de répondre à un billet bourré d’amalgames, autant perdre son temps pour démonter point par point les élucubrations d’un ovni me laisse « admiratif » (dans le bon sens du terme).

Cependant, comme la contre-attaque est intéressante : Hadopi Labs : 35% de socio, 100% de pipeau

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Question existentielle : je download le film à la télé ce soir, j’ai bon ?

Mon meilleur pote ne regarde pas la télé réalité, je suis désespéré, on n’a plus rien en commun

Pour bien vous situer l’affaire, il faut juste savoir que j’ai passé à peu près 3 ans sans télé (ni radio). C’était aux alentours de 2004.

Le seul truc à retenir serait que ce mode de vie n’est ni mortel, ni contagieux et encore moins le signe d’une quelconque associabilité. Bien au contraire : lorsque j’arrivais le lundi matin au bureau, je pouvais sans peine discuter des évènements récents avec mes collègues, argumenter si nécessaire mes points de vues et écouter les leurs.

Là où coinçait, c’était pour les pubs : bah oui, n’en ayant vue aucune, impossible de savoir que la lessive X était vachement plus performante que le savon Y. De toute façon, les préoccupations typiques de la ménagère de moins de 50 ans, désolé pour elle, j’en ai strictement rien à secouer.

Bref, je vous le dis tout net, la télé c’est de la merde dans 95% des cas (vous et moi en sommes conscients, si, si…) alors maintenant, faudrait juste passer à autre chose.

Un bon vieux tube cathodique pèse 70 kilos (son coach minceur, dépité, s’est depuis pendu)

Mais alors, pourquoi acheter une télé d’occaz fin 2007 ?

Le fait est que je suis un fan de science-fiction (sauf en ce qui concerne les très vieux films) et pour voir ce genre de distraction dans de bonnes conditions, il me fallait un écran adéquat : le moniteur du PC, fût-il un 22 ou 24 pouces, ça dépanne mais honnêtement, tout le monde préfère s’affaler dans le canapé et se goinfrer de cacahuètes pendant le spectacle.

Au début je me suis laissé aller, regardant un peu tout et n’importe quoi. En l’espace de 3 ans, la grille des programmes avait changé, les présentateurs aussi, les chroniqueurs, les plateaux, etc. Mais au final, un même goût amer persistait. La forme évoluait tandis que le fond restait le même : infantilisation, voyeurisme, polémistes de service, subversion à deux balles, copinage en tout genre. Sans parler des pubs qui, elles au moins, sont restées fidèles à leurs principes fondateurs, à savoir transformer votre libido en pulsion d’achat.

Bref, je vous le redis tout net, la télé c’est toujours de la merde dans 95% des cas et ce n’est pas prêt de changer.

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